Mercredi 11 novembre, je suis rentrée à Boulogne sur mer, en famille, à l'occasion des 18 ans de ma cousine.
Une surprise pour elle, une bonne occasion de tous nous réunir, de manger et de boire, de danser et de s'aimer.
J'ai toujours aimé danser et voir les gens danser. C'est un grand symbole d'amour.
C'est vrai, non ? Qui se collerait à son ennemi en lui attrapant la main, en lui souriant, en le regardant dans les yeux et parfois, en lui racontant quelques blagues à l'oreille tout en s'enivrant de la musique ambiante ?
Longtemps, j'ai pensé que les gens qui dansaient ensemble étaient amoureux, qu'ils étaient obligés de s'aimer très fort pour avoir l'air aussi beaux et complices.
Puis un jour, lorsque ma mère et Greg se sont mariés, nous avons fait un jeu pour que chaque invité sur la piste accorde une danse à un autre. Je me suis retrouvée, du haut de mes 14 ans et de la pudeur qui va avec, à faire un tango avec l'un des hommes les plus moches de l'assemblée. Eh bien bordel, qu'est-ce que j'ai aimé ça ! On a bien rigolé car j'avais autant de bases en tango qu'en japonais mais surtout, on s'est "aimés", le temps d'une danse.
On n'était pas amoureux, non non ! On faisait un effort pour les gens qui se mariaient et qu'on voulait tous les deux voir heureux. Ce n'était pas difficile et d'ailleurs, ça fonctionnait tellement bien que ça nous a rendu heureux nous aussi.

Mercredi 11 novembre, j'ai fêté les 18 ans de ma cousine. J'ai bu, j'ai mangé, j'ai parlé et surtout, j'ai dansé et j'ai aimé. Je pense que c'était pareil pour tout le monde tant l'amour et la joie sont palpables sur ces photos.
Puis, vendredi 13 novembre, il s'est passé une chose horrible, des choses horribles mais qui ne doivent pas nous empêcher de vivre, de danser et de nous aimer.


C'est pour ça que samedi 14 novembre, je suis allée comme prévu aux 30 ans de mon amie Émilie, comme si rien ne s'était passé.
J'ai mangé, j'ai bu, j'ai dansé... Mais j'ai apprécié chaque moment en disant oui à chaque danse qu'on m'accordait (j'ai même appris à danser le maddison. Le Maddison putain ! MOI !!!), à chaque coupe qu'on m'offrait, à chaque fois qu'on me demandait si j'allais bien.


Et au final, j'allais bien car je continuais à danser et à aimer les autres.
Je n'ai aucune leçon à donner, surtout que je suis toujours aussi nulle en tango qu'en japonais mais s'il vous plaît, continuons à danser ensemble et à nous aimer. Nous sommes tellement beaux dans ces cas-là...