Le corps après bébé : la (lente) réconciliation avec mon corps post-partum

Bonjour à toutes,

Aujourd'hui, j'avais envie qu'on se parle d'un sujet intime qui touche au cœur de notre vie de femme : le corps post-partum. Quand on tape ces mots sur Google, on tombe souvent sur deux catégories : les mamans connues et autres influenceuses qui ont retrouvé leur corps d'avant en six semaines à peine (ou qui cachent la vérité ah ah), ou des images plus réalistes et communes à toutes qui montrent une autres facette du post-partum, à base de peau détendue, de vergetures, de kilos "en trop" et de fatigue lisible.

Ma réalité, elle se situe quelque part entre les deux...

Maintenant que Jonas a un an et que je suis maman pour la seconde fois, j'ai l'impression d'avoir un peu plus de recul sur ce corps qui a changé, qui a porté la vie et qui aujourd'hui, est simplement... le mien. Mais le chemin pour l'accepter, et peut-être même apprendre à l'aimer à nouveau, n'a rien d'une évidence. C'est un long processus, fait de hauts et de bas. Je vous raconte ?

1. Le Choc du Miroir : Le "Juste Après" Sans Filtre

On ne va pas se mentir : le retour de la maternité est un choc. Pas seulement émotionnel, mais aussi physique. On a ce bébé fabuleux dans les bras, mais face au miroir, on ne se reconnaît plus.

Je me souviendrai toujours de cette première douche à la maison, lorsque je me suis vue dans le miroir... J'ai eu envie d'aller chercher l'appareil photo pour immortaliser ce que je voyais.

Le corps post-partum immédiat est un sujet dont on ne parle pas assez. Ce n'est pas sale, ce n'est pas honteux, c'est juste la vie. Et la première étape pour moi a été de simplement constater, sans jugement (même si c'est difficile). Il faut dire que j'en avais lu des témoignages sur la maternité, écouté des épisodes de Bliss Stories et partagé des conversations avec des lectrices lorsque j'étais enceinte de mon premier enfant, histoire de ne pas être trop surprise de tout ça et que le choc ne soit pas trop violent... Mais bon, il l'a quand même été après mon premier accouchement ah ah ! Beaucoup moins pour Jonas car je savais à quoi m'attendre... J'avais déjà vécu tout ça, je savais que ça se remettait en place doucement, qu'il fallait du temps et être douce avec moi-même.

2. La Pression du "Bounce Back" vs. La Vraie Vie

Très vite, la société nous renvoie une image. Celle du "corps d'avant". On nous demande quand on va "perdre le poids de la grossesse", comme si c'était une obligation, un objectif à atteindre.

Lingerie Chantelle - Monogram (slip et soutien-gorge)

Pour ma part, entre un enfant de 5 ans, un bébé de 1 an, mon travail à la maison (avec la reprise d'une société, histoire d'ajouter un petit challenge), les problèmes de santé que je traîne (qui ne sont pas graves mais qui me pèsent) et la maison à tenir, l'idée de "rebondir" m'a semblé... absurde. Tant pis si je ne rentrais pas tout de suite dans mes vêtements d'avant ! Bien sûr que quelques pièces adorées de ma penderie m'allaient encore, bien sûr que d'autres allaient attendre pour qu'on se retrouve mais ce n'est rien et je me suis fait une raison : je me suis acheté deux pantalons en taille 40 pour rester stylée mais à l'aise. Le reste, je verrai plus tard, chaque chose en son temps. D'autant que j'allaite Jonas et je savais, vu mon expérience avec Milo que j'allais encore garder quelques kilos pendant la durée de l'allaitement. Contrairement à certaines, je ne perds pas de poids en allaitant. 

Et surtout, mon corps n'avait pas à "rebondir". Il avait besoin de récupérer avec bienveillance.

3. Apprivoiser les Nouvelles Marques : Vergetures, Peau et Cicatrices

Mon corps d'aujourd'hui n'est plus mon corps d'avant la grossesse. Et ce n'est pas grave. Il porte de nouvelles marques. Après Milo, ma silhouette s'est légèrement élargie... Vous pouvez d'ailleurs voir mon "corps d'avant" dans cet article. J'ai dû dire au revoir à certains vêtements dans lesquels je ne rentrerai plus jamais même en perdant du poids. Ce n'est rien, ça m'a embêtée pour certains vêtements que j'adorais mais j'en ai acheté d'autres et basta, on passe à autre chose finalement ! Bien sûr, après une deuxième grossesse, il y a eu de nouveaux changements et j'ai la peau du ventre détendue, quelques vergetures, une cicatrice de césarienne qui se voit un peu quand je suis en sous-vêtement ou en maillot de bain... Ce n'est pas toujours simple à accepter car j'ai toujours été complexée par mon ventre et ça a un peu accentué ce complexe évidemment...

Ensemble lingerie Simone Pérèle - Escale (tanga et soutien-gorge triangle)

J'ai longtemps vu ces changements comme des défauts, des "dégâts". Aujourd'hui, j'essaie de les voir comme des souvenirs. La preuve que j'ai vécu, que j'ai créé. Ces minuscules vergetures et cette cicatrice de césarienne sont un souvenir de ma grossesse et de mon accouchement pour Jonas... Quant à Milo, j'ai récupéré plein de grains de beauté sur les jambes et le ventre ♥ J'aime voir le côté positif des choses mais les complexes sont des complexes, ils restent malgré tout et il faut vivre avec et les apprivoiser...

4. Mes Étapes Douces vers la Réconciliation

Accepter son corps après bébé, ce n'est pas passif. Pour moi, c'est un chemin actif, fait de petites actions bienveillantes et voici ce qui m'aide au quotidien :

  • Trier ma garde-robe : La pire chose était de voir ces jeans d'avant que je ne pouvais plus fermer. Je les ai rangés. J'ai investi dans quelques nouvelles pièces dans ma taille actuelle, des vêtements dans lesquels je me sens moi-même et à l'aise maintenant. Pour ma part, j'ai acheté deux jeans à la coupe flatteuse mais à la taille du dessus (un blanc et un noir) et c'était suffisant ! Le reste acheté après la grossesse m'ira aussi si je maigris (ou pas) car c'est ample ou élastique sans être moche pour autant.

  • M'offrir un nouvel ensemble de lingerie : J'ai attendu quelques mois avant de sauter le pas, le temps que ma silhouette se stabilise. Mais comme la lingerie a toujours été pour moi un levier de confiance en soi, c'est par là que j'ai commencé ma "reconquête". J'ai eu le plaisir de choisir deux ensembles noirs en dentelle (un Chantelle et un Simone Pérèle) sur le site Toutes les Poitrines.

    Ce que j'aime sur leur boutique, c'est qu'on y trouve de la lingerie de qualité adaptée à toutes les étapes de la vie d'une femme. Si j'ai craqué pour de la dentelle très fine pour ces photos, je sais que pour le confort au quotidien, des marques comme Anita (proposées sur le site) sont des références absolues pour le maintien, surtout quand notre poitrine a changé avec l'allaitement. Se voir dans un bel ensemble, c'est une façon de se dire : "Je suis une maman, oui, mais je suis aussi cette femme-là."

  • Bouger pour le plaisir, pas pour la punition : J'ai repris une activité physique mais légère. Pas pour maigrir à tout prix, mais pour me sentir plus forte. Pour habiter mon corps et être plus tonique. Alors ce n'est pas incroyable mais je prends moins ma voiture qu'avant et je marche un peu chaque jour. Prochainement, j'ai envie de me remettre au yoga Chez Paulette et refaire un peu de cardio grâce au vélo elliptique à la maison (je dois y aller progressivement à cause de la tumeur au cerveau que j'ai eu et des migraines occasionnées mais ça va le faire, tout est en train de disparaître).  

  • Prendre soin de ma peau : Le simple fait de masser mon corps avec une huile que j'aime, c'est un geste d'amour. C'est dire à mon corps : "Je te vois, et je prends soin de toi". Et c'est aussi une petite pause perso !

  • Changer mon discours interne : J'essaie de remplacer les "mon ventre est moche" par "mon ventre a porté mes enfants". C'est un entraînement de tous les jours. Quand je bascule dans des idées négatives, je contrebalance avec une tenue "refuge", un look flatteur mais confortable.

Un an après, le bilan

Aujourd'hui, un an après l'arrivée de Jonas, est-ce que j'aime mon corps à 100% tous les jours ? Honnêtement, non. Il y a des jours avec et des jours sans. Des jours où je me sens belle et puissante, et d'autres où je ne vois que ce qui a changé.

Mais ce que j'ai gagné, c'est le respect. Je respecte ce corps pour ce qu'il a accompli. Il n'est pas "foutu", il est transformé. Et cette transformation, c'est aussi la mienne en tant que femme et mère.

J'apprends à l'aimer non pas malgré ses changements, mais avec eux. De plus, je me sens tout de même chanceuse d'avoir mon physique et ma santé (malgré quelques défauts et quelques mésaventures dont je vous ai parlé), je me dis toujours que ça pourrait être mieux (quand je veux me motiver) mais que ça pourrait être pire (quand j'ai tendance à me dévaloriser). C'est un exercice quotidien qui est valable pour beaucoup de situation : savoir faire la part des choses, avoir un minimum confiance en soi tout en sachant se remettre en question et se remotiver lorsque c'est nécessaire.

Et vous, comment vivez-vous cette relation avec votre corps post-partum ? Quels ont été vos plus grands défis et vos petites victoires ? Racontez-moi en commentaire, avec toute la bienveillance qui nous caractérise.

Manon

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