Cet article, je devais le publier dimanche soir et finalement, la ponctualité qui me caractérisait au début du confinement n'est plus qu'un lointain souvenir !
Comme pour tous les gros événements et changements de la vie, j'aime en tirer une leçon ou au moins, une conclusion. De ce fait, cette situation inédite que nous avons été nombreux à vivre méritait bien un bilan.

Je ne sais pas trop par où commencer en fait... Je sais juste que ce confinement, je ne l'ai pas mal vécu, hormis un événement qui m'a fait souffrir à un moment, mais qui était totalement indépendant de la situation. C'est cet événement qui m'a rendue déprimée il y a 3 semaines environ, pas le confinement en lui même. Je n'ai pas été angoissée de tomber malade car je respectais complètement les règles demandées par le gouvernement : je ne sortais qu'une fois par semaine pour les courses et basta ! Je savais que mes proches allaient bien, qu'ils étaient en sécurité, pas de raison de s'inquiéter outre mesure.
En parallèle, je m'occupais sans problème chez moi. 
Bien sûr, ça me manquait de voir mes copains, de pouvoir aller au bistrot ou au resto, de me promener au bord de la mer sans me poser de question sur le nombre de kilomètres à ne pas dépasser, tout en surveillant ma montre.
Sinon, je ne m'ennuyais jamais à la maison et j'ai même été ravie de ne pas avoir à travailler, afin de pouvoir enfin me servir de tout ce temps libre pour faire ce qui me plaisait et ce qui attendait depuis longtemps (ça allait de : nettoyer mes Velux à apprendre une langue étrangère). Pour avoir des amis entrepreneurs, je n'étais pas la plus à plaindre. Donc plutôt que de me lamenter, je me suis estimée chanceuse et j'en ai profité. N'oubliez jamais que c'est bien de penser à soi. Je ne dis pas qu'il faut être égoïste mais juste, ne pas s'oublier.

Aujourd'hui encore, je le suis : je ne retravaille pas avant le 1er juin. 
Pour tout vous avouer, je vois ça comme une chance.
Pourquoi ? Parce que plus le 11 mai approchait, moins j'étais contente de reprendre "la vie normale". Courir après le temps, ne pas profiter de l'endroit où j'habite et des gens que j'aime, devoir me dépêcher (pourtant, je ne suis pas une molle du genou mais j'ai vraiment horreur qu'on me mette la pression ou qu'on me communique un stress inutile), ne pas avoir le temps de faire un plat sain, me contenter de ce que je connais et ne pas avoir l'occasion d'apprendre d'autres choses, revoir des gens que je n'apprécie pas forcément et passer plus d'heures avec eux qu'avec l'homme qui partage ma vie, subir les humeurs et les comportements stupides de certains (les incivilités dans la rue, les déchets à outrance, les remarques et les regards pas agréables, ...) et retourner au boulot (comme je vous expliquais, je ne déteste pas mon travail mais je ne m'épanouie pas plus que ça et ça ne correspond pas toujours à ma façon de faire, de vivre et de penser).
C'est pour ça que je vois ce chômage partiel comme une vraie chance de pouvoir profiter encore 15 jours de cette vie qui me plaisait et de me poser les bonnes questions qui font avancer.
Attention, je ne suis pas une feignasse qui aime être payée à rien faire. Je culpabilise même un peu pour mes patrons et j'espère de tout cœur, qu'ils ne sont pas dans la mouise.
En revanche, ces moments "pour moi" m'ont vraiment ouvert les yeux et l'esprit.
J'ai appris les bases de l'italien, cuisiné de nouveaux plats, j'ai découvert de nouveaux morceaux de musique, des films, j'ai exploité tous les recoins de ma chambre pour vous publier chaque jour une photo différente, j'ai énormément écrit et partagé avec vous, j'en ai fait rire certains, réfléchir d'autres, tout ça a été utile.
De plus, je me suis rapprochée de certaines personnes et j'ai eu confirmation de qui comptait vraiment dans ma vie, qui me faisait du bien, et pour qui j'étais importante aussi. Tout ça, c'est primordial de le savoir et ça aide à avancer, à se sentir épaulée au quotidien. 
Même Nico, avec qui le confinement se passait très bien, a pris des décisions importantes pour nous pendant cette période. 

J'ai aussi l'impression (et je l'espère de tout cœur) que les gens ont pris conscience de l'urgence écologique, de l'importance de moins & mieux consommer, de faire au maximum soi-même, de se reposer et de penser à eux (dans le bon sens du terme).
Même si je vois ça comme un point positif, j'ai un peu peur que les cons dominent encore (quand on voit l'attente au McDo à sa réouverture... Moi aussi j'ai parfois envie d'un BigMac mais bon, c'est vraiment la première chose que vous avez envie de faire et qui mérite 3h d'attente ?).
Mon père m'a justement dit que "je me mettais le doigt dans l'œil à croire que les gens allaient changer. Que tout allait reprendre comme avant dès qu'on aurait à nouveau accès à tout, qu'il n'y aurait pas d'acte mesuré, ..."
Même si je trouve ça aussi pessimiste que tristement réaliste, j'ose espérer que certains sortiront du lot, que des petits gestes ajoutés à d'autres petits gestes auront des conséquences positives, que les gens se rendront compte de la chance qu'ils ont et de ce qu'il y a à améliorer dans leur vie pour être mieux (avec eux-même et avec les autres). Bref, que tout ça nous serve à quelque chose.
En tout cas, que vous ayez glandé ou rempli votre vie pendant ces 55 jours de confinement, j'espère seulement que vous vous sentez bien et que ça vous aura fait avancer.
J'aimerais beaucoup avoir votre avis là-dessus, savoir ce que vous retenez de tout ça.
En résumé et dans mon cas, je pense pouvoir dire que l'amour et la santé sont au dessus de tout...

Je vous souhaite une bonne journée, une bonne reprise pour ceux qui sont concernés et je ferais tout mon possible pour publier ici régulièrement car vous avez été plus nombreux que d'habitude à me suivre et j'en suis très contente ♥ Pour rappel, vous pouvez encore participer au concours American Vintage !

A très bientôt, prenez soin de vous !

Manon