Il y a un peu plus de deux ans, je vous parlais de mes parfums.
Quelque chose qui pourrait sembler étrange sur un blog, dans la mesure où vous avez le bruit texte mais pas l'odeur...
En fait, cette envie de vous parler de ça venait du rapport particulier que j'avais aux odeurs et que nous sommes sûrement nombreux à avoir : les souvenirs auxquels elles sont associées, les émotions qu'elles procurent et la personnalité qu'elles forgent aussi bien qu'une apparence, un geste, une façon de penser.

Il y a deux ans, je vous disais quels parfums j'aimais dans mon entourage et à quels souvenirs ils étaient attachés. Aujourd'hui, je pense exactement la même chose, même si ma vie à un peu changée.
D'ailleurs, c'est sûrement pour ça que j'ai changé de parfums, pour moi, au quotidien.



D'abord, il y a eu ce ras-le-bol de sentir comme beaucoup d'autres personnes...
J'ai donc mis de côté mon parfum signature, le Coco Mademoiselle, puisqu'au final, à quoi ça sert d'avoir la même signature que certaines collègues/filles qu'on croise dans la rue/vendeuses chez Sephora ? Je vais vous le dire : ça m'a complètement remise en question au niveau de l'image que je pouvais avoir auprès des gens, même si bien sûr, il n'y a pas eu que ça ! Il y a aussi eu des changements dans ma vie qui m'ont considérablement endurcie, forcés à m'affirmer et fait changer mes habitudes.

Et quand je change, je pense que j'ai aussi besoin de changer de parfum...
Ce procédé s'est fait assez naturellement puisqu'un jour, au Printemps, j'ai voulu sentir tous les parfums créés par Diptyque, juste par curiosité. Je suis tombée en amour pour le Tam Dao.
Il avait ce petit côté masculin qui le rendait irrésistible et fort de caractère, cette petite note boisée et humide comme un bois d'automne où on se balade, mêlée à des épices. Je le voulais, j'adorais la façon dont il évoluait sur ma peau et mes vêtements, je ne l'avais jamais senti ailleurs.
Une semaine plus tard, je voyais ma grand-mère à Lille et je retournais au Printemps avec elle et sa cousine. Je leur fais sentir car j'ai besoin d'un avis avant de changer de parfum. Mine de rien, on ne s'aventure pas comme ça dans un tel changement, surtout quand on a la même odeur depuis 9 ans.
Est-ce que je vais continuer à être moi après ça ?
Bien sûr que oui... mais les odeurs me semblent tellement liées aux souvenirs et à la personnalité que ça me fait peur.

Puis ma grand-mère et sa cousine sont unanimes : ce parfum est fait pour moi, il me va bien et il colle à ma personnalité. Ma grand-mère veut même me l'offrir à Noël et je commencerai 2015 avec une nouvelle odeur et un nouveau travail.

Cet été et comme j'aime bien alterner entre deux parfums, je vais en boutique, chez Ombres Portées à Lille.
Dieu merci, ça ne sent pas le magasin Sephora et j'ai tout le loisir de sentir les fragrances qui m'attirent. En grande consommatrice de produits Aesop, je suis naturellement intriguée par leur parfum : Marrakech Intense.
Je ne suis jamais allée à Marrakech et je me sens un peu illégitime de porter ce parfum. Puis, je passe la journée avec lui, on apprend à se connaître et à s'apprécier. Son odeur change tout au long de la journée et ne fait que sentir meilleur... D'une forte odeur de cardamone qui ferait penser à un parfum ancien et un peu passé, on passe à la fraîcheur du thé à la menthe (c'est peut-être psychologique mais je sens l'odeur du thé à la menthe).


Voilà, tout ça pour dire que depuis quelques temps, je sens les épices, la forêt en automne après la pluie, la cardamome & le thé à la menthe, et toujours un peu la cigarette & le shampooing Klorane.

Bonne semaine et à bientôt !

Manon